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l'insoumis

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CHOMAGE Article 09/10/2008

 

 

 

 

 

 

 

 

      

                     Dés l'heure dite devant la porte du salut incertain

                     Attendent les ombres génées dans le froid du matin

                     leurs fumées tabagiques blanchissent leurs espoirs

                     Dans une sinistre ronde de corps chargés d'histoires.

 

                    Et devant les tableaux ou les offres s'affichent

                    Leurs épaules s'éffleurent en un ballet primaire

                    Ici nulle comédie mais des âmes en friche

                    Et les sourires forcés ont un sale goût amer.

 

                    Points de rayons lumineux traversent les pupilles

                    De celui qui assis la carapace vidée

                    Ne contemple même plus au loin danser les filles

                    Perdu à jamais dans ses exploits passés.

 

                 Vois comme ils sont beaux dans leur humanité

                 Et comme la jungle autour semble si factice

                 Eux c'est dans leur chair que les couteaux déchirent

                 Brandis par des fantômes qui sur leur corps glissent.

 

Tags associés : Chomage

J'kaz !
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Jeudi 09 Octobre 20081 commentaire(s)

      

 

 

 

 

 

                   Toi aussi ça t'as cloué le bec cette histoire de trader qui perd 5 milliars d'Euros dans la nature. Gagner de l'argent avec de l'argent comme un arbre produit un fruit virtuel. C'est au delà de l'imagination comme l'infini, comme les trous noirs, comme la mort. Et puis le salaire faramineux des patrons du 4 quarante, et puis les aléas puants de la vie privée du président, et puis les attentats, et puis les guerres de toutes sortes, et puis l'exploitation de l'homme par l'homme et la destruction de la nature, et puis la corruption politique et médiatique, et puis les abus de pouvoir et de confiance...Il y a comme un décalage au sein même de la réalité. Une réalité que l'on nous impose au nom d'une ligne de conduite et de morale humaine mais qui est transgressée en son propre coeur par la fiction invraisemblable et incompréhensible de ce qu'elle est. Une réalité ou l'homme se révèle comme le plus perfide des animaux puisqu'il pense ses actes et que les conséquences de ses propres décisions sèment la mort, la faim et la guerre au sein de sa propre espèce et au coeur des autres. Un homme qui porte des cravates comme distinction sociale mais qui, sous ses chemises de marque, ses airs polis de premier de classe, ses sourires commerciaux artificiels, réagit comme le premier animal venu en sacrifiant toute réflexion sur l'hôtel du fric et du pouvoir comme un chien affamé se jetterait sur les restes d'un os.Si c'est cela la réalité alors tu ne peux pas être commandé par elle. Au nom du bon sens humaniste tu ne peux rentrer dans cette spirale aberrante et ubuesque.

 

Hier, ils ont supprimés les pauses à ton travail en estimant que l'entreprise perdait 30 minutes de rentabilité. Tu as été le seul à t'opposer à cette mesure injuste. Les autres ont peur de perdre la reconnaissance hiérarchique et s'accrochent à un emploi pourri comme un naufragé à sa planche de salut. Dorénavant il faut conditionner pendant huit heures sans prendre le temps de souffler 5 minutes. C'est à peine si on te dit pas que supprimer les pauses te permettra d'arrêter de fumer. En somme, c'est une mesure pour préserver ta santé !! Tu étais bien  seul lorsque tu es sortis fumer ta clope. Il faisait un temps splendide et la lumière du soleil t'obligea à cligner des yeux. Quand tu travaille toute la journée à la lumière des néons blancs, le soleil c'est comme un cadeau de vie. Même pour 5 minutes il te rappel à la justesse des choses. Ce jour là, il a été le premier à t'encourager à la résistance. La résistance pour de petits acquis médiocres. Se battre contre des moulins à pognons c'est juste pour pouvoir se regarder encore dans la glace. C'est juste pour dire que tu existes encore et refuse cette réalité artificielle inventée par des hommes qui font semblant d'oublier les vérités essentielles.

 

Tags associés : monde, vide

J'kaz !
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Mardi 07 Octobre 20081 commentaire(s)

 

L'hosto tu connais ? Son odeur qui soulève les tripes comme dans les couloirs d'une maison de retraite. Un vrai supermarché avec ses différents rayons qui alignent des centaines de produits. Le malade est un numéro et son code barre correspond à sa maladie. De sa chambre 326 on voit le soleil se lever sur la ville, on aperçoit des oiseaux et le soir les grosses lettres allumées du supermarché d'en face. On voit mais on n'entend rien du dehors. Déjà coupé de l'extérieur. Déjà un sens en moins. Bruits métalliques divers, sons de voix qui résonnent, grincements multiples, cliquetis des plateaux repas, portent qui claquent. Le cancer disais-tu, c'est une souffrance sans mot comme une pièce vide. Le silence y est oppressant et même le son de sa propre voix fait peur. La douleur aigue, aigre et méchante transperce le corps aussi aisément qu'un couteau dans un fruit pourri. Que dire à celui qui meurt et qui de ses yeux mi-clos regarde ce qui lui reste du monde : une chambre luisante qui pue les médocs, l'aseptisation et la mort. Balance-lui la morphine bon Dieu, qu'il arrête de souffrir. Il ne regarde plus, il ne sent plus, il ne voit plus et il a mal !.

Toi, tu sors du hall en courant la gorge écrasée par la tristesse. Tu cours le plus vite possible en laissant tes larmes s'échapper dans le vent et tu cries si fort que les gens te dévisagent avec horreur. Tu gueules de peur, de colère, d'amour et de désespoir. Il ne faut plus t'arrêter de courir. Tu dois aimer la vie pour lui maintenant. Le paysage défile troublé et le battement de ton coeur explose tes tripes. Fais pas le con vieux, tu ne peux pas lui faire ça. Tu dois aimer la Garonne pour lui jusqu'à plonger tes mains dans sa terre boueuse jusqu'à te fondre dans l'encre de ses écrits et les notes de jazz de son saxophone.

Tu n'as rien oublié de lui. Puisse ton imagination reconstituer son corps athlétique d'avant maladie. Tu te rappelles n'est- ce pas de sa peau mate, de ses rides au coin des yeux et de sa façon de narguer la vie avec la peur au ventre. Il est venu mourir dans la région de son enfance et pleurer au-bas des marches de sa première maison. Comme elle avait changé cette contrée du Sud-Ouest qui était la sienne mais ne l'avait-il pas trop embellie à force de vouloir la rejoindre et d'en être si éloigné ? Si déçu de cet ultime point de chute, lui qui croyait pouvoir retrouver son souffle il a perdu haleine.

A la fin, tu l'as vu pleurer en lisant Desproges... Il était temps de partir.

Tags associés : hosto

J'kaz !
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Lundi 06 Octobre 20082 commentaire(s)

Ca y est , il est revenu ce salop. Je le sentais depuis quelques temps refaire à mon ventre ses tours de passe-passe. Il m'éfleurait aussi parfois pendant la nuit comme un fantôme narquois me laissant les yeux grands ouverts et les mains cachées entre mes cuisses recroquevillées. Il y a deux jours, alors que je vaquais tranquillement à mes occupations, il m'a terrassé d'un coup brutal dans la nuque. Je me suis allongé sur le canapé du salon croyant être victime d'un mal soudain et inoffensif. Plus tard, il est revenu sous sa forme préférée, me ceinturant les hanches comme un étau ett ransformant mon corps en une masse douloureuse. Dorénavant,il plante devant mes yeux par intermitence son rideau opaque, me laissant, les mains fébriles, chercher à l'aveuglette de nouveaux horizons. Je le connais bien et je sais quels sont ses procédés d'action. Maintenant qu'il a pris ses quartiers d'hiver dans ma boîte crânienne il m'autorise parfois quelques sorties dirigées dans lesquelles j'essaie de retrouver mon souffle. Puis de sa main moite il m'attire de nouveau à lui et m'emmène dans ses chemins tortueux où mes pieds glissent sans cesse sur des terres instables. Sans beaucoup d'effort il me coupe de toute action et me force à me prostrer en jouant avec mon corps comme de la pâte à modeler. Mon regard se perd alors dans de sombres antichambres où les démons du doute s'amusent à détruire toute certitude. Dehors, les gens déroulent, dans un perpétuel recommencement les jambes qui les portent vers de mystérieuses destinations                                                                                                                                         

                                                               

 

 

 

 

 

Moi, Je fixe les murs de ma prison fictive. Je fixe les murs de la prison du stress. Parfois, dans un élan de révolte,je cogne à grands coups de genoux dans le ventre de son amie l'angoisse mais ma violence soudaine se perd dans l'absence de matière. Alors, j'étouffe en râles bruyants et me retrouve blotti au fond d'une boîte vide où l'air n'est qu'une chape de plomb. Je ne prie pas, je ne parle pas, je ne bouge pas, je reste là à guetter de mes yeux injectés de sang les lignes blanches de ma geôle imaginaire. Demain, me dis-je. Demain peut-être le soleil éclairera à nouveau ma grotte et je verrai alors du plus profond de ma douleur l'oiseau joyeux dessiner dans l'azur des papillons de joie. Je sentirai sur ma peau la chaleur des doux sentiments qui caressent les lèvres de merveilleux sourires. Je pourrai à nouveau faire danser mon corps léger dans les espaces immenses où les ailes des nuages portent nos élans au delà des espoirs. Demain. Demain peut-être je sortirai indemne de la prison du stress...

Tags associés : stress

J'kaz !
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Lundi 06 Octobre 20082 commentaire(s)

 

J'ai parcouru le monde comme un pauvre

Où le billet d'avion n'est qu'imagination

J'ai été le héros d'incroyables exploits

                                            Caché sous une couette conçue par les Chinois.

 

                                             Avec Daniel Mermet j'ai exulté de joie

                                             Mais j'ai baissé la tête à chaque offre d'emploi.

                                              Dans mon miroir d'âme, le derrière de moi

                                              Chialait comme un gosse, j'ai plié sous le poids.

 

                                               On parle de tradder et de crise financière

                                               J'voudrais être un enfant dans les bras de sa mère.

                                                Ce soir j'pars au Mexique grâce à ma pt'ite caboche

                                                Pour oublier qu'demain faut encore que j'embauche.

 

                                                              

                                                             

                                                          

Tags associés : voyage, pauvre

J'kaz !
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Dimanche 05 Octobre 2008Poster un commentaire